La place de la famille dans la littérature jeunesse

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Bonjour,
On se retrouve aujourd’hui pour un article un peu particulier puisqu’il se rapporte à mes TPE.
Dans le jargon scolaire, « TPE » signifie « Travaux Pratiques Encadrés ». En L, ils sont encadrés par un professeur d’histoire-géographie et un professeur de français. Le sujet doit relier ces deux matières. Cela consiste en une production sous la forme de notre choix à rendre, suivie d’un oral et d’un entretien.
Depuis fin septembre, nous avons deux heures dans notre emploi du temps pour les préparer puisqu’ils constituent une épreuve du Bac.
Notre groupe de quatre a choisi de s’intéresser à la place de la famille dans la littérature jeunesse. Bon, j’avoue, à part l’historique de la littérature jeunesse au début, on a un peu mis l’histoire-géo de côté. ^^
Bref, nous avons créé un blog qui s’appelle Livre comme l’air (on est trop fières du nom!), sur lequel on a posté notre étude des familles de la littérature jeunesse : unies, démembrées, explosées, monoparentales, séparées, même les orphelins, tout y passe.
Pourquoi je vous en parle? Pour plusieurs raisons.

  • Tout d’abord parce que je suis fière du travail qu’on a accompli ces derniers mois, eh oui. On y a passé des heures.
  • Ensuite parce que je pense que cela peut vous intéresser. C’est passionnant en fait. Enfin je trouve. ^^
  • Et pour finir, parce que nous avons besoin de votre soutien. Si vous pouviez commenter Livre comme l’air avec ce qui vous passe par la tête, des avis concernant les livres mentionnés, d’autres familles unies ou en miettes, ce serait GENIAL et nous vous en serions trèèèèèès reconnaissantes. N’hésitez pas à partager!

Merci beaucoup!! En plus certains des livres dont on parle sur Livre comme l’air ont eu le droit à une chronique ici, nos articles permettent de les regarder sous un autre point de vue.
A bientôt pour une nouvelle chronique!  😉
J.

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5 réflexions sur “La place de la famille dans la littérature jeunesse

  1. Je serais bien incapable de créer un tel blog. Travail impressionnant dans le cadre de TPE ! Bravo les filles ! J’ai envie de vous demander ce qui vous a poussé à étudier le thème de la famille ? Est-ce l’un des thèmes les plus courants abordés dans la littérature ado ? Votre blog donne envie de faire la même démarche pour les enfants plus jeunes.
    Merci de partager votre enthousiasme ! 🙂

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    • Merci beaucoup!
      C’est venu on ne sait pas trop comment, au fil des discussions avec les professeurs qui nous encadrent.
      Il est en effet toujours question de famille, mais comme dans tout finalement, pas forcément comme thème principal mais toujours dans le décor, les personnages étant des enfants ou des ados, ce sont leur famille (ou son absence) qui les forge.
      Dis moi si tu tentes la démarche avec tes élèves!

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  2. Je trouve cette question de « la place de la famille dans la littérature jeunesse » très intéressante. Justement, l’une de mes petites filles m’a suggéré de lire trois romans qu’elle avait particulièrement aimés. Les jeunes (c’est en cela qu’il s’agit de « littérature jeunesse ») héros et héroïnes principaux – hasard ou généralité ? – ont tous des situations de famille caractérisées par le manque d’au moins l’un des deux parents. Dans « Blue watch » (de John Harvey), qui se déroule durant le bombardement de Londres durant la seconde guerre mondiale): le héros, fils unique, a sa mère absente car elle participe à une mission secrète d’effort de guerre et ne revient que de temps en temps, un père débordé car exerçant la profession de pompier, mais des grands parents accueillants et une tante qui remplace provisoirement sa mère; l’héroïne, d’origine juive allemande, est seule rescapée des nazis. Dans « L’attrape rêves » (de Xavier Laurent Petit), qui se déroule dans un village de montagne du Montana en récession économique, l’héroïne, fille unique, n’a plus sa mère et son père est représentatif de la mentalité de l’ensemble du village, mais hanté par le départ possible de sa fille. Le héros, indien du Montana, lui, n’a plus que sa mère et ils vivent ensemble à la marge du village. Dans « Comme un feu furieux » (de Marie Chartres), qui se situe dans un village très isolé de Sibérie, la mère de l’héroïne s’est suicidée, après avoir voulu partir du village avec le capitaine du brise glace qui alimente de temps en temps le village, ce qui a laissé le père torturé, le grand frère traumatisé et le petit frère inquiet, mais ce suicide n’est révélé à l’héroïne qu’à la fin du roman. Entretemps, l’héroïne, qui ne pense qu’à quitter le village, a trouvé un père de substitution et une grande soeur, une journaliste de passage, qui est restée 20 ans dans le village avant de s’en aller.
    Si le premier décrit une situation de survie sous les bombes, le second une situation de gâchis écologique accepté par l’ensemble des villageois (sauf le héros et l’héroïne qui échouent dans leur lutte mais trouvent finalement l’aide du père de l’héroïne contre le village et les autorités), qui rappelle divers événements récents de l’actualité, le troisième décrit de façon poétique une situation abstraite d’isolement radical et retrace l’évolution du désir d’ailleurs de l’héroïne et se termine par son acceptation par son père qui quitte le village avec toute sa famille. Si le désir d’ailleurs de la mère a abouti à un drame, celui de la fille ouvre sur un espoir pour toute la famille.
    En gros, ces trois romans décrivent des situations existentielles dramatiques affrontées par des héros et héroïnes dans des situations familiales tronquées. Dans la littérature classique, il y a d’autres cas de ce genre (par exemple Cosette et Jean Valjean dans les Misérables, etc.). Est-ce courant dans cette littérature dite de « jeunesse », qui, en l’occurrence est plutôt universelle, surtout « Comme un feu furieux » ?

    Un grand père intéressé

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  3. J’ai lu les mêmes trois romans que le commentateur précédent. Mes remarques recoupent les siennes, mais pas totalement. Ces trois romans mettent en scène des duos d’adolescents, garçon-fille, soeur-frère (grand et petit) face à des situations difficiles: Londres sous les bombardements (vivre et survivre et nazisme); la construction d’un barrage dans une vallée perdue (crise économique, écologie, rapports sociaux, « l’étranger » et l’identité); un port près de la banquise (la fratrie dans un milieu dur et obscur après un drame familial qui reste mystérieux jusqu’à la fin du livre.
    Dans ces trois récits: la mère du héros (ou de l’héroïne) principal(e) est absente et c’est le père qui gère comme il peut la famille et ses problèmes. Les adolescents trouvent aide et réconfort auprès d’autres amis de leur âge, mais aussi des adultes (des voisins ou de la famille); à partir d’une situation concrète sont abordés de graves problèmes de société: guerre, écologie, la place de celui (ou de celle) qui est « différent(e) », les rôles inter-générations, etc., qui élargissent le champ de réflexion sur notre monde et notre époque.
    Que les auteurs soient homme ou femme, ils font preuve de beaucoup de respect pour leurs personnages, leurs émotions, leurs préoccupations, leurs idées. Les thèmes de ces romans sont traités avec beaucoup de finesse dans une langue littéraire et poétique de belle écriture. Si la situation familiale ne constitue pas un thème explicite de ces romans, elle en est un thème implicite que la confrontation des trois romans rend évident.

    Une grand-mère très intéressée et séduite par la qualité de cette sorte de littérature-jeunesse

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