[Roman] Un monde sauvage

Le Salon du Livre Jeunesse de Beaugency est un évènement important pour moi. Sur le blog, on parlera des auteurs invités et surtout, de leurs ouvrages.

Bannière salon du livre de Beaugency 2016

Réserve de la Verkhsnaya, dans la taïga sibérienne, au bord du fleuve l’Amour, à la frontière chinoise. Alissa est la seule garde forestière. Un jour, accompagnée de sa fille Felitsa, elle découvre les empreintes d’une tigresse. Si elles ont pu les voir, les braconniers pourront faire de même.

A la manière d’Itawapa (>>>), Un monde sauvage est un roman engagé, ici pour la protection des tigres. Tout le monde sait que des braconniers les chassent, qu’il y a des trafics de peaux etc, mais ici on le vit. On se bat pour cette tigresse, contre ces gens qui veulent la tuer. On a peur pour elle. Et on se rend compte de ce qui se passe de l’autre côté du monde.

On voit aussi le quotidien de ces gens qui vivent loin de tout, qui, malgré la mondialisation, gardent leurs coutumes, leurs écoles de villages à classe unique et parfois, comme Felitsa, leur apprentissage de la taïga. Comment, d’ici, imaginer un monde sans réseau, avec un Internet très mauvais? Cela peut nous paraître un passé lointain mais c’est le présent des habitants de certaines régions du monde.

-« Quand tu connais la taïga, tu connais toute la vie » disait-elle. [Alissa]

Outre ces aspects liés au sujet, la grande force du roman est, selon moi, les personnages, leur profondeur et surtout, leur diversité. Depuis Grigor, soupçonné d’être braconnier à son fils mal dans sa peau Kostia, en passant pas Felitsa, courageuse et consciente de la dureté du monde, sa mère prête à tout pour la sauvegarde des tigres … Tous, bons et mauvais, sont poignants de réalité. Le meilleur reste Pavka, le frère de Felitsa. Mon personnage préféré, et de loin (je suis tombée sous le charme ^^) ! Un petit bonhomme de 5 ou 6 ans, génie artistique qui comprend bien plus que ce qu’on lui dit et avec une sensibilité toute autre, une sensibilité d’enfant.Un monde sauvage

C’est Felitsa qui raconte dans la quasi totalité du roman mais, au début, Xavier-Laurent Petit nous offre un point de vue complètement différent: celui de la tigresse avec son instinct de survie, de défense.

Un second roman toujours aussi bien écrit qui, une fois encore, amène à réfléchir sur notre monde.

Un monde sauvage de Xavier-Laurent Petit à l’Ecole des Loisirs, collection Médium

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