[Roman] « I believe in unicorns. »

InstagramCapture_752c5e72-652d-4bf0-896a-1c691e6841d0Cela faisait des années, cinq il me semble, que je n’avais pas lu de livres de Michael Morpurgo. Et j’avais tort. Cet auteur a une très belle plume et a écrit beaucoup de choses très différentes. Parmi les plus connus, on peut citer Cheval de guerre et Le Royaume de Kensuke, tous deux de genres bien différents. On m’a alors offert ce recueil de nouvelles (Mme Guyon si vous passez par là, merci beaucoup!!) et j’ai adoré.

Ce recueil est composé de 21 nouvelles : onze de fiction et dix d’autobiographie sur sa vie en général mais plus particulièrement sur son métier d’auteur.

Ces nouvelles de fiction sont peu similaires et abordent des thèmes qui ne se ressemblent pas (pour la plupart). Elles peuvent parler de la guerre, de la peinture, de la mort, des livres, de l’école, d’un père absent, des oiseaux, de la musique … On ne sait pas où s’arrête l’autobiographie ni où elle commence et ça perturbe. Peut-être que son père était vraiment un acteur et peut-être qu’il a vraiment connu Mrs Pettigrew et son petit paradis? Je l’ignore et finalement, c’est peut-être mieux. La poésie en est que plus présente. Car Michael Morpurgo écrit bien. Très bien. Car sa plume nous transporte, nous enlève et nous emmène avec lui.

« Language is like music. You learn it best by listening. » Page 153

« Secrets are lies. » Page 181

« I believe in unicorns. » Page 61

Les dix nouvelles autobiographiques traitent en grande partie de son métier d’auteur. Il explique d’où lui viennent ses idées, principalement de ce qu’il voit ou entend. Il raconte ses rencontres avec ses lecteurs, son rapport à la lecture mais aussi son enfance, sa famille, les lieux qui lui sont chers.

« A certain fear of the empty page has stayed with me since my schooldays. For me it still seems perfectly to mirror an empty mind bereft of ideas. » Page 23.

« We are what we read. » Page 55.

La dernière nouvelle, « Singing for Mrs Pettigrew », m’a InstagramCapture_4785ca9b-7334-47f0-8e4b-d822f8dffe1dparticulièrement touchée. C’est une femme qui, depuis plus de vingt ans, vit dans son « perfect paradise », un wagon de train réhabilité en habitation, tapissé de livres et entouré d’un potager et d’animaux. Mais un jour, dans le village, des hommes arrivent et parlent de leur projet : construire une centrale nucléaire, juste sur son terrain. Alors elle va se battre, clamer haut et fort ce qu’elle pense pour convaincre les habitants qu’il ne faut en aucun cas laisser ces hommes faire comme bon leur semble.

« So I ask you, gentlemen, to think again. Machines are not perfect. Science is not perfect. Mistakes can easily be made. Accidents can happen. I am sure you can understand this. And there is something else I would like you to understand. For me the place where you would build your atomic power station is home. You may have decided it is an uninteresting place and unimportant, just home to one strange lady who lives there on the marsh with her donkey and her dogs and her hens. But it is not uninteresting and it is not unimportant. It is not just my home either, but home also for curlews and gulls and wild geese and teal and redshanks and barn and owl and kestrels. There are herons, and larks. » Page 258

Et comme le dit The Guardian : « […] You know you are in the hands of a natural storyteller. »

VO : Singing for Mrs Pettigrew, A story-maker’s journey de Michael Morpurgo chez Walker Books
VF : Au pays de mes histoires chez Gallimard Jeunesse

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